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REGION ILE DE FRANCE : LE MATRAQUAGE FISCAL

LE MATRAQUAGE FISCAL PERMANENT

La région Ile-de-France est gérée par la gauche depuis 1998. Ne disposant que d’une majorité relative pendant son premier mandat (1998-2004), Jean-Paul Huchon n’a pu mettre en oeuvre la politique qu’il souhaitait, contraint par la droite, de baisser les impôts de — 6 % ou de mener des actions en faveur de la sécurité. Ayant enfin une majorité en 2004, le président de la région a rattrapé le temps perdu : matraquage fiscal, augmentation des dépenses de fonctionnement et de communication, saupoudrage des subventions, baisse de l’investissement et accroissement de la dette. Et comme toujours,
n’oublions pas de signaler la mauvaise foi de l’exécutif PS-Vert-PC qui invoque systématiquement l’Etat, la décentralisation pour justifier ses propres turpitudes.

 

Toujours plus d’impôts pour les Franciliens

• Pour les propriétaires de leurs logements,  c’est 100 millions d’euros de plus d’impôts par an depuis 2004.

• Pour les entreprises,  c’est 150 millions d’euros de plus de taxe professionnelle prélevée chaque année depuis 2004.

• Pour les automobilistes,  c’est 300 millions d’euros d’impôts supplémentaires par an en raison de l’augmentation de la taxe sur les cartes grises et de la taxe sur l’essence (TIPP)

Les entreprises, vaches à lait de l’exécutif de gauche

Avec les  augmentations à répétition en 2005 et en 2006 du taux de la taxe professionnelle, ce sont 150 millions d’euros supplémentaires qui sont prélevés chaque année sur les entreprises franciliennes.La majorité PS-PC-Vert du Conseil régional d’Ile-de-France prétend soutenir le développement économique de l’Ile-de-France en accordant 60 M€ d’aides diverses aux entreprises. En réalité, ces dispositifs alibis ne compensent même pas pour moitié le prélèvement fiscal supplémentaire de 150 M€ que vont subir les entreprises en raison de l’augmentation du taux de la taxe professionnelle.Cette hausse massive de la fiscalité sur les entreprises constitue un véritable obstacle à l'investissement, à l’emploi et à la consommation. Elle intervient alors que le taux de chômage en Ile-de-France est supérieur à celui de la moyenne nationale.

Les automobilistes franciliens paieront toujours plus !

En 2007, l’exécutif a choisi d’augmenter la taxe sur l’essence de 80 M€. On peut évaluer ce nouvel impôt à 75 € par an pour un automobiliste qui effectue un plein de carburant par semaine. L’augmentation du prix de la fiscalité sur l’essence imposé en 2007 s’ajoute à la hausse de la taxe sur les cartes grises de 59 % que l’exécutif régional de gauche a imposé depuis 2004, ce qui représente un prélèvement de plus de210 M€. En effet, les franciliens qui ont acheté une voiture neuve ou d’occasion ont payé la taxe sur leur carte grise 64 de plus pour une 5CV et 115 € de plus pour une 9CV.
Cette mesure, socialement injuste, touchera 5 millions d’automobilistes pour qui la voiture est indispensable pour se rendre au travail notamment ceux qui vivent dans les franges de l’Ile-de-France, maldesservies par les transports en commun.
Après les augmentations de 24 % en 2005 et 30 % des impôts régionaux en 2006, la gauche a poursuivi le matraquage fiscal en 2007, en augmentant de 11 % la taxe régionale sur l’essence (TIPP) et en prélevant 80 M€ supplémentaires sur les automobilistes franciliens.

La dette augmente…

Depuis le début de la nouvelle mandature, la gauche a fait gonfler la dette régionale de +25 %.On peut condamner l’augmentation des impôts et de la dette de notrerégion. Ces augmentations pourraient et ont pu en certaines circonstances et en d’autres temps se justifier. En effet, l’impôt ou l’emprunt n’est pas condamnable en soi, lorsqu’il s’agit de financer la construction de lycées par exemple.
Or, en Ile-de-France, c’est exactement le contraire qui se produit. Malgré la hausse de la fiscalité et dela dette, les investissements reculent.

Les investissements reculent

Le montant des crédits de paiement diminue régulièrement depuis 2005 et malgré une légère hausse en 2008, le niveau de 2005 n’a toujours pas été rattrapé !

En   2008  les investissements diminuent dans les principaux secteurs clés de la région :

L’apprentissage et la formation professionnelle

Au cours de la campagne électorale, Jean-Paul Huchon s’était engagé en faveur de l’apprentissage et de la formation professionnelle :
• - 14 % de crédits (AP investissements) pour les équipements dans les centres de la formation continue
• - 27 % pour les programmes d’accompagnement de la formation des salariés

L’enseignement :
• -
8 % pour la rénovation des lycées privés,
• -
4 % pour la construction des lycées neufs

C’est un véritable scandale, alors que les lycées constituent la principale compétence de la région.

Les transports
• -
10 % pour les transports communs,
• -
10 % sur la rénovation des gares
• - 21 % pour les routes

La sécurité :
• -
6 % pour la sécurité dans les lycées
• -
14 % pour les actions de préventions et de sécurisation

Ces chiffres montrent bien que pour l’exécutif PS-PC-Vert, la sécurité n’est pas une priorité.

Logement
• -
18 % pour le développement du logement locatif intermédiaire
• - 17 % en faveur du logement des jeunes

Action économique
• -
24 % en faveur de l’industrie et de l’artisanat
• - 8 % pour les actionsen faveur de l’emploi

Explosion des dépenses de fonctionnement

L’augmentation des dépenses de fonctionnement estpréoccupante pour notre institution dont la mission
fondamentale doit rester l’investissement.
Depuis 1998, l’exécutif socialiste a augmenté
le train de vie de l’institution régionale.Cet accroissement des
dépenses de fonctionnement résulte d’une politique inconsidérée de la gestion du personnel, des locaux de la région et de la multiplication des dépenses de communication
Pour mémoire, les dépenses de fonctionnement par rapport à lpopulation représentaient 67,32 €/habitant en 1998. En 2008, elles atteignent 215 € /habitant. Elles ont été multipliées par 3 !

Accroissement des effectifs sans lien avec la décentralisation

Comme dans les autres régions, les effectifs de la région Ile-de-France ont explosé bien avant que les
transferts liés à la décentralisation n’interviennent.
Ainsi en 2005 et 2006, et 2007, 310 postes ont été créées sans lien avec la décentralisation.

Toujours plus de communication….

Contrairement aux annonces de l’exécutif, les dépenses de communication continuent d’augmenter.En 1998, ces dernières s’élevaient à 4,82 M€. Elles auront été multipliées par 4 pour atteindre aujourd’hui 15,12 M€
Néanmoins, les crédits communication se dissimulent désormais dans chaque chapitre budgétaire (action internationale, culture, action sociale, …)
En réalité, les dépenses de communication approchent 20 M€ par an et non 15 M€ comme semble l’indiquer l’exécutif.

…. Et de frais de réception

Les frais de réception étaient de 0,762 M€ en 1998. Ils ont augmenté de + 160 % pour atteindre 1,950 M€ en 2008.

Et pour finir, les dernières perles de l’exécutif régional

7 500 euros
pour le financement d’une thèse sur la transformation des formes d’autorité chez les Inuit du Nunavik et émergence de la figure du leader politique au XXe siècle.

7 500 euros pour le financement d’une thèse sur les musiciens dans les mouvementsdissidents en Tchécoslovaquie : la musique comme moyen d’expression de la contestation politique dans un régime communiste. Evolution et repérages des scènes alternatives (1977- années 90)

120 000 euros pour la location d’un bus aux couleurs de la région chargé de faire la promotion de l’Ile-de-France…

7 500 euros pour le financement régional d’une thèse sur le désenchassement de l’économie comme projet politique et la réception des accords et des discours internationaux sur le commerce et formationde politiques de santé en Tanzanie.

7 500 euros pour le financement régional d’une thèse sur le fonctionnement symbolique et radicalisation d’un fondamentalisme nonreligieux : ascension et déclin du mouvement spontanéiste armé en Italie (1977-1982)

7 500 euros pour le financement d’une thèse sur l’histoire de la chevelure et de la pilosité.Prescriptions, perceptions et pratiques, France 16e- 18e siècles.

• 6 000 euros au Comité Attac Paris Nord Ouest pour la 6e édition de son festival de cinéma « Images mouvementées » en avril 2008

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